Ibuprofête

Pour qu’un lundi passe vite, il ne suffit pas de lancer Angry Birds, entre un rapport pas terminé et une pause déjeuner.


Lundi. A la terrasse d’un fast-food sympa, le scratch scratch d’un stylo feutre qui court sur un bout de papier.

Envoyer mail au Dr Shyam.
Acheter shampooing doux sans paraben.
Ecrire une histoire pour …

Tiens au fait, j’ai bien un smartphone qui m’invite à noter tout ça inside ze bloc-notes ? Voui ! De plus, avouons que ça fait chic, d’inscrire des notes sur son smartphone, surtout après l’instant retouche RAL (… et ce non sans la complicité de mon miroir de poche que je referme d’un petit coup sec). Bien. Alors où est-il ce smartphone ? Je plonge la main dans mon sac. Protège-slips. Demi-paquet de gaufrettes Frego. Clefs de la voiture. Hollywoud chewingoum. Dragées rescapées de M&M’s. Un vieux miniature Si de Giorgio Armani (vide depuis le réveillon de l’an). Culotte à pois rouges. Mouchoirs froissés. Papier craft maculé de mes samoussas d’avant-hier. Boîte d’Ibuprofête – pour les lendemains de fête. Et enfin le smartphone.

Là, je fais glisser mon doigt sur l’écran, avec les gestes d’une coquette de Belette (malgré elle, hein), le petit doigt pointé vers le ciel … enfin si vous voyez le style ! Je déverrouille, clique et cliquette. Chouf !

Le sandwich maigre arrive. Z’êtes sûr qu’il n’y a pas de mayo dans le pain hein ? Pas de chili sauce non plus hein ? Zavez quand-même une tite vinaigrette allégée pas trop salée mais bien poivrée pour assaisonner ma feuille de salade là ? Bon, notez que le serveur y s’attend à un ti pourboire, alors du fil à retordre, il en réclame pour le justifier. Alors à ce ti fast-food sympa, vous comprendrez qu’on calcule parfois la nourriture avec cet air un chouia alléchiant.

Je reprends mon smartphone, déverrouille à nouveau, clique et cliquette. Mais lorsque s’affiche le clavier tactile, mes doigts hésitent. Maintenant, je dois écrire quoi déjà, dans ce carré blanc ?

Envoyer mail au Dr Shyam, je crois. Oui, important. Ensuite acheter … Oh non ! Me dis pas que tu me lâches maintenant, mon smartphone ! Vite, acheter m’en souviens plus …! Fousta. Ah oui, un shampooing doux sans pa

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4 réflexions sur “Ibuprofête

La bouate aux coms' (lâche-toi, c'est gratuit)

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