Sur le sentier du doute – Episode 3

It’s not goodbye

— Non Lucie, vous n’irez nulle part !
Mathis franchit à grandes enjambées le seuil du living, le regard glacial.
— Excusez-moi ?
— J’ai à vous parler deux minutes.
Debout face à une maquette de bateau des temps anciens, la seule extravagance qui décorait la pièce, Lucie crut entendre son père s’apprêtant à la sermonner pour elle ne savait quel énième péché.
— Vous avez vos deux minutes, concéda Lucie.
Sans y aller par quatre chemins, Mathis fit entendre que Valentine était seulement une cliente. Mais ce discours ne fit que décupler son malaise : foutaises.
Elle serra les poings.
— Cette femme menace de se donner la mort si …
— Si quoi, Mathis ? Si vous ne feignez pas de …
— Je ne feins rien du tout ! grommela-t-il, arrachant le verre des mains de Lucie. Valentine souffre d’un déséquilibre mental. L’accord de l’un des hôpitaux psychiatriques de l’étranger qui doit valider les formalités relatives à sa prise en charge est attendu. Et ce, pour les procédures d’évacuation.
Un rire sans joie accompagna les propos railleurs.
— Je suis tenu de garder secret ces informations, et me voilà en train de vous en faire un exposé détaillé ! Bravo, Mathis.
Yann qui se tenait à l’écart, fit remarquer sa présence par un discret toussotement.
— Vous, Lucie, vous ne bougez pas d’ici.
Ce fut un ordre, bien entendu.
Mais Lucie n‘en avait cure. L’urgence concernait plutôt son évacuation à elle, loin de ce monde de fous. Pendant ce temps, le tonnerre grondait dehors.
Et les minutes subitement s’accélérèrent :
Mathis et Yann s’entretinrent en aparté.
Yann disparut derrière la porte de la façade opposée.
Mathis rejoignait la terrasse où Valentine allumait son énième cigarette.
Tout s’agitait dans une atmosphère de nervosité, comme si tout à coup, le Pape François Évêque de Rome et Monarque Temporel de l’Etat du Vatican débarquait d’une minute à l’autre. Avec sa délégation de l’unité de l’Eglise Catholique romaine.
Mais, point de Pape. A travers le grondement du tonnerre, les premières gouttes de pluie.
Le ronronnement familier des grosses cylindrées du Cherokee dont le moteur se mettait en marche.
Feux de détresse et essuie-glaces : actionnés.
Vitesse marche arrière : enclenchée.
Frein à main : désarmé.
Évacuation de Lucie : parée.
Les feux de recul percèrent le rideau de pluie lorsque Yann manœuvra le 4×4 devant la terrasse où éclata soudain une féroce scène de dispute. Valentine devenait hystérique. Comme une bête en furie, balaya d’un geste de la main les verres à pied de la table décorée qui volèrent en éclats. Ignorant la démence de ses propos, Mathis ouvrit la portière arrière, et Valentine s’engouffra dans le 4×4 qui démarra en crissant des pneus.
Mais que se passait-il ?
A son tour, Lucie marcha en hâte jusqu’aux lieux de la catastrophe, théâtre de désolation, assistant impuissante, à l’évanouissement des feux de position du Cherokee dans les brumes de l’orage. Il y avait erreur ! C’était elle qui devait être à bord, retrouver son home sweet home !
— Que diable … murmura-t-elle d’une voix éteinte.
Les morceaux de verre et de porcelaine jonchaient le sol. Les fleurs aussi avaient rejoint le champ de bataille.
Pourtant, dans un coin refoulé de son subconscient, l’envie d’envoyer valser ces fleurs du déjeuner à deux lui avait traversé l’esprit, quelques instants plus tôt. Dans sa tête, Lucie avait peut-être joué cette scène. Mais peu importait.
Elle s’accroupit et, méticuleuse, entreprit de ramasser les cristaux de verre.
Était-ce une forme de réconciliation avec elle-même ? Une micro thérapie qui venait remettre de l’ordre dans ses pensées, dont le capharnaüm sous ses yeux en était le miroir …?
Des mains fermes la saisirent soudain par les épaules.
— Venez, Lucie. Vous allez vous couper les doigts.
Elle frémit, et d’un haussement de sourcils désolé, affronta le regard taciturne.
Comme tout est compliqué avec vous, Mathis, voulut-elle lui dire.

*

Le living offrit un peu de la chaleur des derniers rayons du soleil, tandis que la pluie tambourinait, interminable, sur les toits.
Debout devant la baie vitrée, Mathis se perdait dans les brumes de ses pensées. Pluie et grisaille du paysage s’accordaient vraisemblablement avec ses états d’âme.
Quant à Lucie, elle laissa errer son regard le long de l’intrigante maquette du navire qui retint toute son attention. Cette pièce de collection semblait vouloir faire parler d’elle … Un ancien croiseur du siècle dernier ?
— La Canonnière Hollandaise, intervint soudain Mathis. En hommage à mon arrière-arrière-grand-père qui avait combattu aux côtés de la marine néerlandaise, lors du bombardement d’Anvers en 1831.
Lucie caressa par légères touches l’accastillage de l’œuvre d’art. Ainsi, Mathis la surveillait à la dérobée.
— L’histoire hélas, connut un dénouement malheureux, poursuivit Mathis, le capitaine Jei Van Speyck ayant décidé de saborder le navire. Mon arrière grand-père y avait trouvé la mort.
— J’en suis désolée.
Mathis la rassura qu’elle n’eut aucune raison de l’être : ce fut une légende dont la descendance de son aïeul en était fière. Puis il rejoignit à son tour La Canonnière Hollandaise.
— L’arrière-arrière-petit-fils ici présent, quant à lui, collectionnait les coupures de presse et documentaires portant sur les destroyers dont il était passionné.
Il émit un soupir affecté.
— Pour devenir pilote de chasse à 22 ans. Puis psychologue à 30 ans. Mais je vous ennuie avec mon autobiographie dénuée d’exploits. Je vous sers un thé chaud ?
Un sourire illuminait sa voix, et Lucie acquiesça.
— Ah, ces moments d’autrefois, se remémora-t-elle, transportée en arrière dans le temps. Ma mère me faisait découvrir ses nouvelles recettes de biscuit au four pendant les instants thé des jours de pluie.
Lucie s’étonna de sa propre confidence : elle venait d’ouvrir à Mathis une porte du monde secret de son enfance.
— Nostalgique ? renchérit Mathis. Je sais … La madeleine de Proust.
Doucement, il l’attira tout contre lui, effleura son menton, l’amenant à le regarder dans les yeux.
— Que … faites-vous …?
— Vous faire revivre vos beaux moments.
Elle s’oublia dans le gris des yeux magiques.
Lui faire revivre ses beaux moments ? Ceux de son enfance ? Ceux du Blue Yunkee ?
Son cœur s’affola. Que lui arrivait-il encore ? Lui avait-il donc jeté un sort ? La magie des yeux gris ?
Sans le réaliser, elle s’était accrochée à lui, de peur de tomber … sous le charme. Trop tard. Mathis savoura simplement ce moment.
Quelque part au fond des yeux mystérieux, il savait qu’il triomphait. Et lorsqu’il laissa promener ses doigts dans sa masse de chevelure brune qui avait gardé le parfum des frangipanes et de la bise marine, des frissons involontaires la parcouraient.
— Vous avez froid ?
Lucie demeura muette comme une tombe.
De peur de rompre la magie du moment.
Hélas, Mathis avait aussi le don de la faire redescendre de son nuage !
— Alors, je file préparer notre thé !
Il disparut derrière une des portes du living qui donnait sur une cuisine spacieuse aménagée sous les combles. Puis en revint quelques instants plus tard, chargé d’un plateau de cookies faits maison et de thé brûlant.
Lucie eut tout juste le temps de rassembler ses esprits.
Elle le laissa s’installer dans son sofa en face d’elle et lâcha la question qu’elle voulut désinvolte.
— Ainsi donc … vous pilotiez des avions de combat ?
Mathis sembla surpris de l’intérêt soudain que Lucie portait à son parcours de jeunesse.
Il croisa ses longues jambes.
— Je pilotais pour des missions de reconnaissance. Mais, demeurais en formation intensive pour les missions d’assaut.
— Formation psychologique de préparation à un certain état d’esprit particulier, j’imagine …?
— Exact. Pour opérer sans culpabiliser, le largage des projectiles explosifs …! Bombes guidées laser, missiles air-sol nucléaires, missiles d’interception, de croisière …
Mathis marqua une pause.
— J’étais donc affecté aux missions aéronavales à bord du porte-avions Le Rainbow Liberty, conclut-il.
Lucie interrompit son geste de porter à ses lèvres sa tasse de thé. Médusée.
— Quelle coïncidence ! Le Rainbow Liberty dites-vous ? Il est à quai depuis ce matin.
— Savez-vous pourquoi ?
Lucie avait entendu parler d’une soirée privée réservée aux diplomates, chefs d’états et autres VIP de la Défense et de la Fédération du Sport Automobile. Soirée Lamborghini organisée à bord du porte-avions Le Rainbow Liberty, appareillant à son bord le Lamborghini Veneno Roadster – la très classe et non moins sportive la plus chère de la planète.
— Alors, accepteriez-vous de m’accompagner à cette soirée samedi soir ?
Lucie écarquilla des yeux.
— Vous voulez dire que … nous allons peut-être nous trouver sur Le Rainbow Liberty?
— A bord duquel vous ferez, à coups sûrs, la connaissance du Pacha, et de quelques hiboux.
Mathis ne put s’empêcher de sourire.
— Ne faites pas cette tête, voyons. Le Pacha est le capitaine de vaisseau d’un porte-avions.
Et voilà. Mathis redevenait l’homme animé de passion, celui du Blue Yunkee, quelques heures plus tôt.
— Quant aux hiboux, reprit Mathis, il s’agit des chasseurs qui volent la nuit, et se posent sur le porte-avions en l’absence de feux de balises d’appontage.
Certes, Lucie se rappelait que les porte-avions en étaient volontairement dépourvus, pour des raisons de sûreté par rapport à leur position stratégique en mer.
— Et qui sait, acheva-t-il sur un clin d’œil espiègle. Avec un peu de chance, Le Taurus sous-marin d’escorte blindé assigné aux missions d’escorte du Rainbow Liberty nous révélera sans doute ses secrets … Et ce à condition qu’il organise des journées portes ouvertes, bien entendu.
— Vous plaisantez !
Ils se mirent à rire de bon cœur.
— Pour les journées portes ouvertes oui. Pour le reste, je suis on ne peut plus sérieux.
Lucie n’en croyait pas ses yeux, fascinée.
Était-elle dans un rêve ?
Après une première expérience voilier à bord du Blue Yunkee, la voici donc sollicitée à une invitation soirée découverte du Lamborghini Veneno Roadster … à bord d’un porte-avions. Et le tout, aux côtés de Mathis, l’homme dont les femmes rêvaient.
Dépassée par la tournure que prenaient les événements, Lucie s’efforça de dissimuler le tremblement de ses mains lorsqu’elle posa sa tasse sur la soucoupe. L’émotion, à coups sûrs … Mathis savourait sa victoire en silence. Une fois de plus.
Silence interrompu par l’arrivée au QG du Cherokee.
— D’accord, je veux bien vous accompagner à votre soirée, annonça Lucie – mais Mathis le savait déjà.
Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres, accentuant davantage le charme qu’il exerçait. Sourire de satisfaction ?
Lucie jugea sage de s’abstenir de disserter sur le sujet, et préféra opter pour la fuite. Elle se leva.
— Si vous le permettez, je souhaiterais à présent regagner mon atelier. J’ai du travail.
Mathis suggéra – ou plutôt ordonna, comme toujours – que le chauffeur la reconduisît jusque chez elle (et que sa volonté soit faite !), Yann et lui ayant prévu de consacrer le reste de l’après-midi au Blue Yunkee.
Les au-revoir furent courtois.
Lucie, installée dans son 4×4 qui démarrait, vit les deux hommes s’éloigner vers la jetée, sans un regard en arrière.
Après la pluie, le beau temps.

*

Le souvenir de Mathis l’accompagnait partout, pendant le reste de la semaine.
Au milieu de ses pots de peinture, ses créations artisanales.
A bord de sa bicyclette, cheveux au vent.
A la place du marché, ce kaléidoscope de couleurs et de senteurs estivales.
Aux portes de la nuit, à l’orée des songes.
De temps à autre, Lucie se surprit à sortir son portable, attendait-elle de ses nouvelles ? Un texto à défaut d’un appel … ? Elle se voyait pianoter son nom dans la barre de recherche Google.
Qui était Mathis ?
Mais il n’était personne.
La veille du fameux samedi, Lucie courait les boutiques de vêtements chics aux côtés de Cassandra, amie et maquilleuse et fouineuse et fournisseur en calories. Chaque journée shopping avec Cassandra se soldait par leur péché mignon : glaces chocolat, sorbets pistache, ou glaces chocolat.
Elles hésitèrent. Robe habillée rouge en taffetas floqué ? Ou robe cocktail bustier en satin gris avec tulle ? – tout en sachant que la soirée épinglait son dress code, gris et rouge. Elles jetèrent leur dévolu sur la robe bustier et mirent la main sur les accessoires rouges : pochette cloutée Karl Lagerfeld, fleur pour cheveux romantico-glamour.

*

Ce soir-là, le monumental Rainbow Liberty – 98,000 tonnes d’acier flottant et 8000 membres d’équipage – accueillait à son bord, hautes personnalités, corps diplomatique, éléments de la presse, sous les couleurs du Veneno Roadster : le rouge flamboyant.
L’Ambassadeur, dans son allocution, s’exprimait avec passion pour évoquer le supercar qui, au cœur du pont d’envol, éblouissait sous les flashs et les feux des projecteurs.
— Le Roadster reprend le châssis en fibres de carbone de son prédécesseur, annonçait l’Ambassadeur. Tout comme sa boîte robotisée à 7 rapports. Cerise sur le gâteau pour les amoureux de sensations fortes : le V12 de 6,5 litres sous son capot.
Mathis, debout aux côtés de Lucie et la dominant de toute sa taille, posa tout naturellement sa main dans son dos et lui glissa à l’oreille :
— Attention, notre Roadster annonce un 0 à 100 km/h abattu en 3 secondes.
Lucie frémit à ce contact et perdit le fil du discours.
— Par ailleurs, vous êtes magnifique, complimenta Mathis. Je crois que je vais m’abstenir de vous présenter le Pacha.
Tous deux rirent doucement, puis se fondant dans l’assemblée, levèrent leurs verres pétillants, souhaitant plein succès au Lamborghini Veneno Roadster.
Fin du discours et applaudissements.
Visite guidée précédant la grande soirée en salle de réception.
Pendant que le groupe évoluait vers le joyau de la soirée, Mathis entraîna Lucie jusqu’à l’autre extrémité du pont d’envol. Les lumières du Port vinrent miroiter à la surface de l’eau. Mathis toujours détaché, lui entoura affectueusement les épaules.
— Je m’en souviens comme si c’était hier, murmura Mathis, avec émotion. Mais l’histoire se passait une quinzaine d’années plus tôt. Attaché au fond du cockpit et seul avec les commandes de vol, je me souviens que je guettais la montée d’adrénaline de l’ultime minute de catapultage. Celle où la vitesse passe de 0 à 135 nœuds en 2 secondes.
Lucie fit mine de s’indigner.
— C’est du chinois pour moi, cher Monsieur. Je note cependant votre passion pour la vitesse !
Dans les yeux gris, le reflet des lumières scintillantes.
— J’aime quand les choses vont à six cents à l’heure.
Il se pencha sur la bouche qui achevait à peine sa phrase. Y déposa un baiser. Suave et fugace, le temps d’un soupir.
Sur Le Rainbow Liberty, une mélodie langoureuse – « It’s not goodbye » signé Laura Pausini. Doucement, Mathis noua ses bras autour de la déesse de la soirée, et tous deux se laissèrent engourdir de ce moment de complicité.
— Dieu, que cette chanson me donne le blues …
Lucie s’abandonna à ces instants enchanteurs, enivrée de parfum et de notes musicales.
— Alors, vous m’emmenez découvrir ce fameux Lamborghini ?
— Avec joie. Je prends même le risque de vous présenter le Pacha et … bref, tout le monde, conclut Mathis sur un clin d’œil charmeur.

A SUIVRE

Lamborghini photo at LamboCARS.com
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Lire les épisodes précédents :

Episode 1 : Le mystère des yeux gris

Episode 2 : Le Blue Yunkee

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11 réflexions sur “Sur le sentier du doute – Episode 3

  1. L’écriture et l’intrigue commencent à se délier entre les deux personnages. J’ai bien aimé la séquence avec Valentine, en espérant que cette femme va donner un fil à retordre à la hauteur de sa folie.
    Question pratique : comment tu fais pour incorporer une vidéo dans ton article ?

    • Hello hello et merci d’être passé chez Lucie et Mathis : )
      Pour la vidéo, il te suffit de copier et coller ton lien sur ton billet et chouf ! la voilà en ligne (WP ne reconnaît cependant que les liens Youtube pour les vidéos et Soundcloud pour les audios).
      Je te dis à bientôt donc pour la découverte de l’épisode 2 de Southshield, et bonne fin de semaine !

  2. J’allais oublier. J’ai écouté la musique de Laura pausini ! Vraiment superbe !!! je ne connaissais pas du tout…C’est vraiment bien la guitare ! merci pour ce joli partage musical…C’est bien de l’avoir ajouté à fin de ton histoire pour que tes lecteurs puissent la découvrir si jamais ils ne connaissaient pas cette version…C’est très beau et romantica…Tout ce que j’aime…Gros bisous ma Belette adorée

  3. Ma Belette ! j’ai adoré la suite N°3 qui n’est pas la fin de l’histoire envoûtante de Mathis et de Lucie ! Wahou j’étais littéralement scotchée ! Beaucoup de raffinement surtout lors du fameux gala. Ils forment un bien joli couple mais je me demande si Mathis aimera vraiment Lucie pour toujours ? Il est tellement charmeur et surtout présomptueux ! La fameuse Valentine était donc une déjantée hystérique ! tant mieux ! elle ne fera plus d’ombre à notre charmante Lucie ! Sincèrement une très jolie plume ! savamment bien écrit ! on se laisse embarquer et j’aimerai déjà connaitre la suite number 4 ! hi hi…je suis devenue addicte !!! Que va t’il se passer durant cette soirée ? Et ce Pacha ? Tout m’intrigue !!! bravo ma Belette !!!! Je t’adore et te fais de très très gros bisous !!!!

    • Hey, ma Suricate ! J’adore découvrir tes impressions et ressentis. Oui, déjantée est bien le qualificatif qui revient à la Valentine, mais elle n’a peut-être pas dit son dernier mot … Rires !
      T’es adorable. Merci pour tes beaux commentaires.
      Belette t’embrasse !

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