Anamorphose

Les plumes d'Asphodèle

5 octobre 3097.
Ben sucra son café au miel d’abeille. Tria le contenu de sa boîte aux lettres sur ses genoux. Coupons-voucher électroniques, newsletters publicitaires, maigrir sans stress, grossir les seins sans chirurgie … Et, tout timide, un livre broché couleur vert citron. Lire la suite »

Vœux ratés

Texte libellé pour Les Croqueurs de Mots
Défi 164 – Défi du Lundi de Commandant Dômi et ses salutations amirales

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Tout a commencé par un constat très simple : les livres de régime, ça nous déprime, mon prince charmant et moi.
Alors, nous voilà savourant un romantique dîner chic, arrosé d’un Christophe Mignon Pur Meunier brut rosé. Sous un clair de lune fade et ordinaire.
Et c’est là que oh …! Une étoile filante !Lire la suite »

Comment entretenir l’amour ?

Beaucoup se posent la question : comment entretenir l’amour ? Et s’épanouir, sans le fil à la patte ? Le tout en 5 leçons.

Leçon n°1 :  offrir une fleur, le petit plus qui fait la différence

– Une rose pour la jolie demoiselle ?
– Non, c’est gentil merci on a déjà couché.
Erreur. Avec des fleurs et un poème, on peut voir la vie en (p)rose. Bon okey, ça ne marche pas toujours, et puis, de fil en aiguille, on peut vite tomber sous le charme du/de la fleuriste. Et c’est là qu’on perd facilement les pétales.
Le bouquet quoi, mince alors !Lire la suite »

Quand le chapati, les saris dansent

souricetteMa participation dans Défi n°163 des croqueurs de mots :
« Sur une photo de Cezary Wysynski (National Géographic) :

Racontez une p’tite histoire en prose ou autre… poésie, haïku, etc, à votre guise !
(…) A vos belles plumes, je « conte » sur vous !
Que ce souriceau se fasse muse, j‘aurai plaisir à venir vous lire, oh ouiiiii ! »

 


« Quand le chapati, les saris dansent »

Avouons, quand on naît indienne, qu’on est belle et qu’on s’ennuie comme un rat mort, il n’y a pas trente six solutions : oublier ses chapatis, le temps de jouer avec quelques clics de souris.
Oui mais est-ce raisonnable ? Et pour quoi faire ? Chatter ? Avec qui ?
Enfin, avec qui ne pose pas problème, vu toutes ces fenêtres qui clignotent : « Salut ! Je suis un rasta de bibliothèque, devenu rasta d’église ».
Surtout, ne pas cliquer sur cette fenêtre. Ne-pas-cliquer.
Hélas, quand on naît indienne, avec l’envie soudaine de raccourcir l’ourlet de son sari, difficile de ne pas se laisser tenter.
— Salut …
— Hey toi, ça te soûle aussi, les rastas des villes et les rastas des champs ? Bonjour, mon petit rat de l’Opéra.
— Un affable de La Fontaine ?
— Aha, mais je peux tout aussi bien devenir le vilain gros méchant rasta dégoût, si tu veux.
Hélas, quand on n’est qu’une souricette, il est fort difficile de s’aventurer en terrain minet miné.
— Non merci …
— Et pourquoi ça ?
— Disons que … je ne suis qu’une souricette.
— Ah. Alors, de quoi parlons-nous ? De mes dreadlocks ?
Aïe. Là aussi, surtout ne pas tomber dans le piège de la réponse fatale : « ils ressemblent à des queues de rat ».
Moui, qu’on l’admette : quand on n’est qu’une souricette, on regrette vite la tournure que prend ce genre de chat instantané. Alors, vite ! Fermer la fenêtre.
— Oh, dommage ma souricette. Eh oui, comme on dit, pierre qui roule n’amasse pas … mouse.
Et quand on naît indienne, ne jamais risquer de terminer le tchat par « hindou bisou ».
Surtout si le futur mari espionne. Au secours !
— Bonjour ma chérie. Alors comme ça, quand le chat est parti, les souris dansent ?
Et flûûûtaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiin …
Oui c’est comme ça que, sur un (innocent ?) clic de souris, on est fait comme un rat.
— Oui ma chérie. Souris ! Tu es filmée.
Cheese.