Vœux ratés

Texte libellé pour Les Croqueurs de Mots
Défi 164 – Défi du Lundi de Commandant Dômi et ses salutations amirales

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Tout a commencé par un constat très simple : les livres de régime, ça nous déprime, mon prince charmant et moi.
Alors, nous voilà savourant un romantique dîner chic, arrosé d’un Christophe Mignon Pur Meunier brut rosé. Sous un clair de lune fade et ordinaire.
Et c’est là que oh …! Une étoile filante !Lire la suite »

Comment entretenir l’amour ?

Beaucoup se posent la question : comment entretenir l’amour ? Et s’épanouir, sans le fil à la patte ? Le tout en 5 leçons.

Leçon n°1 :  offrir une fleur, le petit plus qui fait la différence

– Une rose pour la jolie demoiselle ?
– Non, c’est gentil merci on a déjà couché.
Erreur. Avec des fleurs et un poème, on peut voir la vie en (p)rose. Bon okey, ça ne marche pas toujours, et puis, de fil en aiguille, on peut vite tomber sous le charme du/de la fleuriste. Et c’est là qu’on perd facilement les pétales.
Le bouquet quoi, mince alors !Lire la suite »

Quand le chapati, les saris dansent

souricetteMa participation dans Défi n°163 des croqueurs de mots :
« Sur une photo de Cezary Wysynski (National Géographic) :

Racontez une p’tite histoire en prose ou autre… poésie, haïku, etc, à votre guise !
(…) A vos belles plumes, je « conte » sur vous !
Que ce souriceau se fasse muse, j‘aurai plaisir à venir vous lire, oh ouiiiii ! »

 


« Quand le chapati, les saris dansent »

Avouons, quand on naît indienne, qu’on est belle et qu’on s’ennuie comme un rat mort, il n’y a pas trente six solutions : oublier ses chapatis, le temps de jouer avec quelques clics de souris.
Oui mais est-ce raisonnable ? Et pour quoi faire ? Chatter ? Avec qui ?
Enfin, avec qui ne pose pas problème, vu toutes ces fenêtres qui clignotent : « Salut ! Je suis un rasta de bibliothèque, devenu rasta d’église ».
Surtout, ne pas cliquer sur cette fenêtre. Ne-pas-cliquer.
Hélas, quand on naît indienne, avec l’envie soudaine de raccourcir l’ourlet de son sari, difficile de ne pas se laisser tenter.
— Salut …
— Hey toi, ça te soûle aussi, les rastas des villes et les rastas des champs ? Bonjour, mon petit rat de l’Opéra.
— Un affable de La Fontaine ?
— Aha, mais je peux tout aussi bien devenir le vilain gros méchant rasta dégoût, si tu veux.
Hélas, quand on n’est qu’une souricette, il est fort difficile de s’aventurer en terrain minet miné.
— Non merci …
— Et pourquoi ça ?
— Disons que … je ne suis qu’une souricette.
— Ah. Alors, de quoi parlons-nous ? De mes dreadlocks ?
Aïe. Là aussi, surtout ne pas tomber dans le piège de la réponse fatale : « ils ressemblent à des queues de rat ».
Moui, qu’on l’admette : quand on n’est qu’une souricette, on regrette vite la tournure que prend ce genre de chat instantané. Alors, vite ! Fermer la fenêtre.
— Oh, dommage ma souricette. Eh oui, comme on dit, pierre qui roule n’amasse pas … mouse.
Et quand on naît indienne, ne jamais risquer de terminer le tchat par « hindou bisou ».
Surtout si le futur mari espionne. Au secours !
— Bonjour ma chérie. Alors comme ça, quand le chat est parti, les souris dansent ?
Et flûûûtaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiin …
Oui c’est comme ça que, sur un (innocent ?) clic de souris, on est fait comme un rat.
— Oui ma chérie. Souris ! Tu es filmée.
Cheese.

Une Belette à poil à Rituals spa La Balise Marina

Mon énième cadeau surprise : 90 minutes de massage relaxant à Rituals spa La Balise Marina West Island Resort, Rivière Noire.
— Tu rigoles ?
— Non pourquoi ?
— Car figure-toi que la Belette n’est pas disposée à se mettre à poil là.
Non, on n’annonce pas comme ça de but en blanc que là tout de suite, illico presto, sans autre forme de préambule, tu vas te déshabiller et te faire masser.
Tu comprends ? (après tout, c’est bien ça une surprise).
Ah, chuis prise au dépourvu là tu sais.
Parce que, sauf pour un nudiste, être à poil demande quelques jours de mise en condition, de préparation psychologique, de réflexion, de …
Allons, n’exagérons rien.
C’est comme aller à la plage en bikini.

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La Balise Marina Rivière Noire, Mauritius

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Une Belette sur l’île des dodos [3]

Sur l’île des dodos, on me gave on me nourrit bien. Est-ce grave, docteur ? J’oubliais qu’au-delà de mes tomates natures aux olives, ça existe des peuples atteints de boulimie compulsive et récurrente des Mauriciens. Et ça engloutit ça mange bien (décidément)… Oui, eux sont partout n’importe où n’importe quand avec leur soda et sac en papier garni fumant croustillant gourmand.
Ça ne me dérange pas le moins du monde qu’ils soient obèses ou pas. Mon souci, c’est ce moment gênant, à chaque stop au feu rouge. Lire la suite »

Une Belette sur l’île des dodos [2]

Je suis assise sur les rebords pointus du récif abrupt de la Roche qui Pleure (Souillac) lorsque j’entends des voix derrière moi : Euta ! Mais ki to pe fer là twa don (traduction : boudiou ! mais que fais-tu là toi ?). Sur le point de répondre, je me rends compte que ce n’est pas à moi que l’on s’adresse. Sur une estrade de rochers suspendus à six mètres de l’océan, un chien bâtard halète, la langue pendante comme Rantanplan dans « Le fugitif ».Lire la suite »

Une Belette sur l’île des dodos [1]

Vol MK289 à destination de Mauritius Island à 21h14, une belette à bord ouït le bruit du train d’atterrissage qui enfin, jaillit du dessous de là où son derrière est assis. 21h14, soit 95 minutes de retard. Quatre vingt-quinze minutes de retard, pas ene blague ça les gens … mais curieusement personne n’a l’air de s’en formaliser, et personne ne pose de questions.Lire la suite »